Communiqués de presse

Nous vous invitons à la consulter nos prises de positions officielles, nos prises de parole et autres communiqués de presse qui sont repris ici chronologiquement :

Le point sur le rapport de Transparency International sur les rémunérations annexes des Députés européens

13 juillet 2018

Notre organisation, StopCorrupt, qui œuvrait jusqu’en juin 2017 sous l’enseigne de Transparency International Luxembourg, se réfère au rapport sur les activités accessoires des membres du Parlement Européen de Transparency International (Moonlighting in Brussels : side jobs and ethics concerns at the European Parliament[1],aux articles parus dans la presse à cet sujet ainsi qu’à la prise de position de Madame Viviane Reding à l’égard de RTL[2].

En guise de prise de position, Madame Reding croit devoir attaquer Transparency International plutôt que de prendre position par rapport aux considérations légitimes soulevées par le rapport de Transparency International et les médias que se sont fait l’écho de ces considérations[3].

 

L’on peut penser ce que l’on veut de Transparency International, et de fait notre association a quitté le réseau pour des raisons qui lui sont propres, il n’en demeure pas moins que d’une part les considérations soulevées par son rapport sur l’éthique sont légitime et d’autre part le terme de « trumpisme » utilisée par Madame Reding pour qualifier l’ONG est déplacé.

 

Indépendamment de la discussion portant sur la prise de position de Madame Reding, si la politique doit aujourd’hui se repositionner pour contrer certains courants populistes, c’est essentiellement parce que certaines personnalités politiques continuent à se croire tout permis en balayant les questions d’éthique, pourtant légitimes, d’un coup de main sans y répondre. L’attitude d’hommes politiques partout dans le monde qui refusent de s’engager sur la question importante de l’éthique, refusant de mettre en cause leurs comportements culminant souvent dans une pléthore de mandats en conflit les uns avec les autres est ce qui nourrit les courants populistes, la population se sentant complètement déconnectée de ses représentants. Rappelons que les membres d’un Parlement sont les représentants du peuple et ont une obligation de rendre compte à l’égard de la population.

 

Nous admettons bien volontiers que toute activité accessoire d’un membre d’un Parlement n’est pas problématique et que le principe doit rester celui d’une certaine liberté. Les excès, en nombre, en qualité ou en raison de considérations particulières, qui sont commis régulièrement, appellent néanmoins et malheureusement à une règlementation. Nous constatons que dans d’autres pays les cumuls des fonctions de membre du Parlement et d’activités accessoires sont strictement régulés voir complètement interdits. Une règlementation n’est certainement pas transposable, sans l’adapter, d’un pays à un autre, mais la question de la règlementation face au rapport de Transparency International est légitime. Elle a le mérite d’être posée et doit connaître une réponse, y compris dans notre pays – quitte à l’adapter aux besoins spécifique du Grand-Duché de Luxembourg.

 

Nous en appelons donc au présent et prochain gouvernement en vue de charger une instance indépendante de dresser un rapport luxembourgeois sur les mêmes bases que le rapport actuel de Transparency International afin d’en tirer les leçons concrètes pour notre pays.

[1]http://transparency.eu/wp-content/uploads/2018/07/TIEU-Moonlighting-in-Brussels-MEP-incomes.pdf

[2]http://www.rtl.lu/letzebuerg/1208763.html

[3]par exemple : https://www.reporter.lu/nebentaetigkeiten-von-eu-abgeordneten-viviane-reding-gehoert-zu-den-spitzenverdienern/

Notre communiqué au format PDF :

Communiqué de Presse 13.7.2018 Rapport TI EU Office

Transparency International EU Office publie son rapport sur les revenus annexes/complémentaires des Députés européens

12 juillet 2018

Transparency International EU Office vient de publier son rapport sur les revenus annexes/complémentaires des Députés européens.

Nous vous invitons à aller voir la page internet dédiée en cliquant sur ce lien et à lire le rapport intégral :

TIEU-Moonlighting-in-Brussels-MEP-incomes

Il ressort de leur rapport que :

– la pratique d’un second emploi est répandue au sein du Parlement européen (60% des Députés européens déclarent une seconde activité rémunérée);

– cette pratique peut être source de conflit d’intérêt ;

– des rémunérations annexes très importantes peuvent poser un problème éthique ;

– certains groupes politiques sont plus sujets que d’autres au phénomène de l’emploi annexe ;

– la régulation d’une telle pratique est encore trop faible.

Il en ressort les recommandations suivantes de la part de Transparency International EU Office :

  • - mettre en place une interdiction des activités de lobbyistes lorsqu’on exerce une fonction de Député européen.
  • - améliorer l’information fournie dans les déclarations de revenus des Députés européens en incluant les clients et les domaines qui ont généré cette rémunération.
  • - améliorer la surveillance des déclarations en recoupant les déclarations du Parlement européen avec d’autres sources d’information.
  • - mettre en place une autorité indépendante en charge de l’éthique et de la surveillance avec des pouvoirs de sanction en cas de violation des règles.

Proposition de Directive pour la protection des lanceurs d’alerte

23 avril 2018

Après plusieurs études, la Commission européenne fait le constat qu’il est nécessaire de renfoncer et d’uniformiser la protection des lanceurs d’alerte au sein de l’Union européenne.

Factsheet_on_Whistleblower_Protection

 

Dans cette optique, par le biais d’un communiqué de presse, la Commission européenne vient de rendre publique ce jour sa proposition de Directive pour la protection des lanceurs d’alerte. Le texte est disponible en suivant ce lien ou téléchargeable ici :

Proposal of Directive Whistleblower protection 23.4.2018

Il ne s’agit pour l’heure que d’une proposition qui est soumise au Parlement européen et  aucun vote n’est donc intervenu, mais il permet de définir les contours de ce que l’Union européenne considère comme une protection efficace du lanceur d’alerte. Une fois adopté, le texte devra être transcrit dans toutes les législations nationales.

 

Les points d’importance à retenir sont les suivants :

la protection s’entend pour quasiment tous les points qui touchent à la compétence de l’Union européenne : les domaines sont donc nombreux et incluent les marchés publics, les services financiers, le blanchiment d’argent et le le financement du terrorisme, la sécurité des produits, la sécurité des transports, la protection de l’environnement, la sûreté nucléaire, la sécurité des denrées alimentaires et aliments pour animaux, la santé et le bien-être des animaux, la santé publique, la protection des consommateurs, le respect de la vie privée, la protection des données et la sécurité des réseaux et systèmes d’information, ainsi que les atteintes aux règles de l’UE en matière de concurrence, aux violations et abus de la réglementation applicable à la fiscalité des entreprises et aux préjudices portés aux intérêts financiers de l’UE.

les règles nouvelles sont applicables en complément des différentes protections déjà existantes dans la réglementation de l’UE tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

des mécanismes de reporting clairs pour les lanceurs d’alerte ainsi que des procédures internes détaillées sont obligatoires pour tous les acteurs qui sont visés par le texte (les entreprises de plus de 50 employés ou de plus de 10 MEUR de CA et toutes les administrations régionales et les municipalités des villes de plus de 10,000 habitants).

des mesures de sauvegardes fortes sont détaillées pour protéger le lanceur d’alerte « mû par l’intention sincère de préserver l’intérêt public ». Elles incluent notamment le renversement de la charge de la preuve en cas de mesures de rétorsion.

 

L’adoption de ce texte impliquerait nécessairement, à terme, la mise en conformité de la législation luxembourgeoise du 13 février 2011 dont le champ d’application est beaucoup plus étroit.

Transparency International publie le Corruption Perception Index 2017 (CPI 2017)

21 février 2018

Transparency International vient de publier l’édition 2017 de son Corruption Perception Index (CPI 2017).

 

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Nous vous invitons à parcourir la brochure reprenant l’infographie de tous les résultats :

2017_CPI_Brochure_EN;

ainsi que la carte mondiale et le classement :

CPI 2017 global map and country results

En ce qui concerne plus particulièrement le Luxembourg, notre pays se classe cette année 8ème ex aequo avec 82 points soit un point de plus et deux places de mieux que lors de l’édition précédente. Le Luxembourg gagne donc deux places et un point.

Au niveau de l’Europe de l’ouest, le Luxembourg gagne une place et se classe 6ème ex aequo. Nous vous invitons à regarder les cartes spécifiques de l’Union européenne et de l’Europe de l’ouest.

CPI2017_EU_EN CPI2017_EU+WesternEurope_EN

Publication des « Eurobarometers » de l’Union Européenne sur la corruption

9 décembre 2017

L’Union Européenne a publié les nouvelles versions des « Eurobarometers » sur la corruption au sein de l’UE.

Il en ressort que malgré des avancées, la corruption demeure un sujet préoccupant pour les citoyens et les entreprises qui nécessite des améliorations.

Vous pouvez les retrouver sous les liens suivants :

Eurobarometer survey on public attitudes to corruption

Eurobarometer survey on businesses’ attitudes to corruption

 

Interview de notre Président dans le Luxembourg Times

8 décembre 2017

Notre Président à répondu aux question d’Hanna Brenton dans le Luxembourg Times. Vous pouvez la retrouver sous ce lien.

En voici la transcription :

LuxTimes – Q&A Yann Baden 8.12.2017

Lancement de StopCorrupt

17 novembre 2017

L’Association pour la Promotion de la Transparence a.s.b.l., APPT, avait rejoint le réseau de Transparency International en 2009/2010 et a décidé en début de l’année 2017, avec effet au 30 juin 2017, de se séparer de ce réseau.

Notre association reste convaincue que la corruption et le trafic d’influence continuent à constituer une charge économique pour notre pays et qu’il ne faut partant pas baisser les bras pour tenter d’enrayer ce genre de comportement.

Le départ de notre organisation du réseau de Transparency International n’a aucune influence sur les convictions de notre organisation et sur la volonté de continuer à militer en faveur d’une amélioration des moyens à disposition du Grand-Duché de Luxembourg afin de mieux pouvoir s’opposer à la corruption et aux phénomènes y liés.

Entretemps, notre association s’est choisie un nouveau sigle/nom commercial qui est celui de StopCorrupt sous lequel elle continuera à intervenir.

L’objectif primaire de l’organisation reste la lutte contre la corruption, le trafic d’influence et les autres infractions pénales liées au phénomène de corruption dont le blanchiment des produits de l’infraction de corruption. Ce n’est pas pour autant que notre organisation s’interdira d’intervenir lorsque d’autres principes et droits élémentaires du fonctionnement démocratique de notre société seront touchés ou sacrifiés.

Communiqué de Presse du 17.11.2017 – Lancement de StopCorrupt

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